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Randos 2005 : La Rando des Chevaliers (38)
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| Posté par rebu38 le 08/03/08 (224 lectures) |
La Rando des Chevaliers
…A faire au moins une fois dans sa vie… ça c’était ce que l’on pouvait lire sur le site internet qui promouvait cette sortie.
Et bien voilà je l’ai fait et je n’y reviendrait pas…
Départ à 8h30 du lac de Paladru dans l’Isère à 50Km à l’Ouest de Grenoble avec des parcours s’étalant entre 15 et 85 Kms … J’opte avec Cric38 pour le 60 Km sans connaitre du tout le type de terrain, à première vue il n’y a rien de plat dans le pays des collines encerclent le lac de toute part.
Le départ est libre mais la proximité de grandes agglomérations amène bon nombre de participants (nous étions 740 VTT sur les circuits), du coup les 20 premiers kilomètres se font à un rythme soutenu, histoire de laisser la caravane derrière, très vite on s’aperçoit que les routes goudronnées font parties intégrantes de cette rando, tout comme le balisage permanent des circuits VTT (en l’occurrence le n°18).
Au premier ravitaillement la table est pauvre pâtes de fruits, dès de gruyère, pain, et gâteaux en barre ! Et là je me rappelle du ravitaillement de la Nougalopette et je pleure 
N’étant pas attendu dans l’après midi, on décide de bifurquer sur le circuit des 85 Kms… portion goudronnée, grande traversée de champs plats, portion goudronnée, grande montée en terre utilisée par les tracteurs, portion goudronnée, descente en terre relativement large rien de transcendant sur cette boucle.
Ah si, un Vttiste c’est fait mordre au bras par un chien L peu de temps avant notre passage au niveau d’une ferme, le gars un peu traumatisé est allongé sur un transat en attendant l’arrivée des pompiers… Retour sur le 1er ravitaillement toujours pas plus achalandé puis attaque d’une montée bien raide (très bon pour la digestion), enfin au kilomètre 48 le sentier devient sympa ! La trace n’est pas trop large, on pédale sous un joli sous bois bien ombragé.
La fatigue et la chaleur se font sentir, il est 13h30, tous les participants que l’on dépasse sont au bout du rouleau et pourtant les 35 derniers kilomètres seront une succession de montées et de descentes entrecoupés de portions goudronnées.
On croise ainsi 2 Vttistes assis dans un abri bus téléphonant à leurs femmes pour venir les chercher, 2 jeunes femmes qui marchent à côté de leur monture en maudissant une montée qui n’en fini pas… En résumé, cette rando des chevaliers n’a rien de bien extraordinaire. Il y avait dans ces 83 Kms, beaucoup trop de routes, quasiment pas single track, un suivi quasi constant des sentiers VTT balisés en permanence, des ravitaillement limite au niveau de la diversité, même le repas à l’arrivée faisait pitié (2 tranches de saucisson, un morceau de fromage, 1 tomate, 1 abricot, une portion de chips, 1 mini lion et 1 pitch parfum fraise)… tout ça pour … 13 euros cela sent bon l’arnaque…
Rebu38
Ps ... le lien ne marche pas pour vous mettre les photos et à priori le webmaster fait plouf ... bonnes vacances à lui
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Randos 2005 : MondialVTT_FreeRaidClassic
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| Posté par multiseb le 08/03/08 (215 lectures) |
Ce dernier WE de juin, le mondial du VTT s'est déroulé sous un beau soleil dans la station des 2 Alpes. Plus de 2500 participants, les plus grandes marques présentent, des animations de trial, 4 cross Freestyle, short-track sur la patinoire, waterjump à la piscine, quelques champions et championnes ont fait de cet événement une réussite. L'organisation impeccable et une ambiance géniale.
Arrivé le samedi après midi, j'ai fait le tour des stands pour prendre quelques infos, admirer de beaux jouets et passer un moment de détente avec les animations proposées .
La petite averse en fin de journée, n'a pas vraiment perturbé le déroulement du mondial.
Soirée tranquille à bouquiner les revues VTT et la doc ramassée.
Dimanche, déjeuner copieux en prévision de la FreeRaid Classic VTTmag et préparation avec une tenue prêté façon "Robocop". 9h30 arrivé à l'Office de Tourisme pour récupérer ma plaque, les bons de repas, douche, roadbook, sac promotionnel, etc.
A 10h je suis déjà dans le Jandri express qui emmène VTTistes et skieurs vers le glacier à 3150m. Le temps est superbe, pas de vent même au sommet, pas de trop de nuages à l'horizon; la journée idéale en somme. La vue est splendide à 360°.
Bon, au programme 50km de descente pour 5300m de dénivelé négatif cumulé: ça va être physique. Le début de la descente se fait sur une large piste, grande courbe, un peu de neige fondue. Ca descend bien et au bout de quelques bornes, j'ai droit à un premier pincement à l'avant. Maudis pneu souple; je ne l'avais pas changé car il tenait mieux que l'arrière. Les VTTistes demandent quasiment tous si j'ai ce qu'il faut y compris les motards de l'organisation. Deux rustines et je repars. Le parcours comprend différents type de terrains en single au bord de la falaise, du caillou, mais rien de trop technique pour le moment. Premier ravito bien garnis au bout de 12Kms à 2020m et assistance possible avant de prendre le télésiège de Thuit. On remonte de 380m.

Deuxième descente, et dans une succession de petites courbes "zéro difficulté", un deuxième pincement à l'avant. Si je continue à ce rythme, ca va être galère. Deux rustines puis encore deux autres et un motard me donne une chambre; c'est génial d'avoir prévu ce genre de dépannage; bravo.
Fin du parcours B à 1650m par un chemin typé sablonneux où on glisse en permanence, des virages, des pièges, des fous furieux derrière; c'est chaud.
J'enchaine par le parcours C bien orienté par le personnel de l'organisation et les panneaux FreeRaid. Monté par le télésiège de Vallée Blanche à 2090m, petit bonjour à une marmotte qui prend le soleil, ce sera la plus belle descente de la journée avec 16kms au programme avec piste large et roulante, portion de la piste de descente permanente, single, un peu de montée, rien qu'un peu, passage en sous bois, franchissement de zone boueuse due aux sources, et plein d'autres particularités. La vue aussi est magnifique.
A Freney d'Oisans, c'est une navette bus qui nous remonte ainsi que nos vélos à la station. Il y a un point ravitaillement et une assistance.
En cours de descente j'ai du donner quelques coups de pompe dans la chambre arrière qui était presque à plat, certainement du aux nombreux coups encaissés; ce n'est pas une crevaison car je n'y reviendrai pas dessus. De retour aux 2 Alpes, le télésiège du village remonte à 2185m pour la suite du parcours C. 5 Kms de descente pour une nouvelle fois un passage dans la station.
Je peux commencer le parcours A. En fait j'hésite car je suis déjà bien claqué; mais bon je me lance dans la descente vers Venosc. Terrible, pas la plus longue mais la plus dure à mon goût. Terrain glissant à flanc de montage, succession de virages relevés, ca va vite.
Au tiers de la descente ma chaine est bloquée. Un descendeur s'arrête et me donne un coup de main; nous devons défaire un peu le pédalier pour la sortir. Certains y vont fort et passe à coté de nous en faisant de saut de plusieurs mètres; je n'ai pas choisi le meilleurs endroit! Je repars dans la descente; elle fait 3 à 4 kms pour 650 m de dénivelé sans aucun moment de répit. Arrivé au ravito je me pose un peu avant de remonter avec la télécabine de Venosc.
J'en suis à 44 kms sur 50 et il est déjà 17h. Le parcours qui conduit à la dernière portion du tracé A passe à coté de la voiture. Trop tentant, j'arrête là. Je me change, range de vélo et quitte la station pour retrouver quelques 3h plus tard la maison et la chaleur écrasante de la vallée du Rhône. Vive les RTT pour récupérer le lendemain.
Voilà, j'espère vous avoir donné l'envie pour vous lancer l'année prochaine du 22 au 25 juin 2006. En tout cas j'y retournerai et cet fois ci accompagné car les copains ont vraiment loupé quelques choses.
Merci de m'avoir lu. A bientôt Sébastien |
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Randos 2005 : Le PICODON de Nuit
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| Posté par picodon le 08/03/08 (227 lectures) |
PICODON et les TONTONS DERAILLEURS à la NOCTURNE de la GARDE D'ADHEMAR
....vendredi soir,on a rencontré des extras terrestres...si,si,moi j'en ai vu plein en tous cas,des spectres se déplaçant comme des farfadets ,laissant des traces lumineuses dans la nuit ,des chenilles de points lumineux gravissant les collines,le tout dans un silence impressionnant... Nous on a roulé discret,doublant des enfants et des femmes afin de protéger nos arrières,laissant quelques viandes fraiches aux loups affamés ou aux ogres du val des nymphes...car je peux vous garantir que la forêt était habitée d'esprits malfaisants ce soir là...et ne me dites pas le contraire!...Qui m'a poussé alors??? tandis que mes lampes s'éteignaient au fur et à mesure du parcours,tandis que je ne maitrisais plus la sinuosité de plus en plus imprévisible du sentier,qui en a profité pour me pousser traitrement dans les buis,hein ? QUI?si ce n'est la force maléfique de cet endroit suspect ou le noir imposait sa loi...t'as mal, me dit pascal? penses tu lui répondis je,c'est pas parce que j'ai le guidon dans la cuisse et que j'ai brouté du buis que je vais arrêter là!!! mais si j'attrappe le fantôme de la garde adhémar qui m'a poussé dans le décor,c'est lui que je vais proposer en guise de saucisses pour le barbecue! Mais faut être" caleu"pour rouler de nuit avec des lampes aussi pourries! j'en avais mis deux sur mon guidon,une qui n'a pas bougé et l'autre qui tournait et m'éblouissait au passage à chaque trou rencontré! ça c'était pour l'anecdote,mais il y avait de bonnes choses aussi: les odeurs des sous bois,les sentiers fabuleux,la lune protectrice,des vttistes découvrant l'électricité assis sur le bord du chemin et là je m'insurge contre les violences infligées aux pauvres lampes sans témoin,martyrisées,parfois abandonnées dans le bas fossé....Mais que fait la police!! Les derniers kms se sont déroulés plus cool,quand même heureux d'arriver et de sentir les premières saucisses après ce petit tour de 20 bornes dans cette forêt magique où certains vttistes roulent avec des canettes de coca sur la tête...vous trouvez ça normal,vous? En tous cas bonne ambiance,l'expérience a enthousiasmé les tontons,alors on reviendra!!!
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Article évalué : 10.00 (1 votes)
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Randos 2005 : La nocture de la Garde d'Adhemar par rebu38
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| Posté par rebu38 le 08/03/08 (218 lectures) |
La randonnée nocturne de la Garde d’Adhémar Il est 21h00, Thalassa propose un reportage sur l’île de la Réunion, je regarde en partie la télé et en partie l’extérieur où la nuit tarde à venir. Il ne fera jamais nuit à 22h00 au départ de la Garde d’Adhémar ! Et pourtant en arrivant sur place le ciel est étoilé et la lune bien présente. Je crois bien m’être inscrit en dernier et la place centrale du village grouille de vttistes impatients qui n’attendent que le départ. C’est ma première sortie ‘nocturne’ et j’espère bien rentabiliser ma frontale à 3 diodes, cependant je m’aperçois vite que je fais petit joueur face à certains qui ont bricolé un éclairage maison… fil électrique qui sort du sac à dos en prise directe avec l’éclairage sur le casque, cannettes de coca ouvertes à l’ouvre boîte dans lesquelles se sont logés des ampoules basse tension, lampe de spéléo remaniée et boostée façon halogène… tout ça tient à grand renfort de chatterton… du beau boulot J 22h15 le convoi s’élance bon enfant, on nous fait passer par le centre du village, ressortir par la porte d’accès principale, remonter sur les lotissements… jusque là tout va bien les lampadaires éclairent mieux que nos loupiotes… puis premier sentier, l’allure n’est pas rapide et le premier bouchon se forme… il faut dire que nous sommes 110 inscrits ce soir. Le premier ¼ d’heure est tranquille, j’essaye de prendre mes points de repère, ma frontale éclaire sans plus mais je vois quand même la poussière en suspension, ceux qui sont devant ont tendance à piler et on est bien servi derrière. Une ligne de points blancs et rouges s’étend dans la garrigue et forme de jolies courbes, cela me fait penser aux descentes aux flambeaux… C’est vraiment sympa comme ambiance. Puis on nous fait couper la route tout proche du val des nymphes, et on s’élance sur la droite dans une descente un peu caillouteuse suivie par un monotrace surplombant les vergers, enfin ça c’est ce dont je me rappelle lors de mes excursions en plein jour parce que ce soir je suis bien trop occupé à deviner le sentier qui défile devant moi, en fait au delà de 10 Km/h ma frontale n’est pas suffisamment puissante pour que je puisse anticiper le prochain virage, quelle mer… Du coup je me cale derrière un lièvre qui projette son faisceau loin devant lui, moi j’arrive à peine à éclairer ses chaussures et lorsque je vois les bandes fluos de celles ci sauter je me prépare psychologiquement à toucher un caillou ! On nous fait zigzaguer entre les chênes au milieu d’herbes folles, une super trace, les écarts se forment et on n’est plus les uns sur les autres, la nuit les bruits portent beaucoup plus loin et j’entend un Vttiste qui demande à son collègue : T ‘as pas des piles LR6 parce que là j’ai l’impression que ma lampe faibli… Je regarde rapidement mon compteur … 5.2km et bien c’est pas gagné, on est au quart du parcours J A un autre moment je dépasse un vttiste garé sur le côté qui tabasse rageusement son système d’éclairage qui a rendu l’âme. Le parcours est balisé à merveille, de grands morceaux de rubalise barre les sentiers que l’on ne doit pas emprunter, des petits morceaux sont régulièrement accrochés aux arbres pour nous conforter dans la bonne direction, par endroit on tombe sur des pattes d’oie, grand coup de freins, puis 180° de la tête pour chercher le sentier qu’il faut prendre, ceux qui sont derrière font de même et le premier d’entre nous qui distingue la rubalise, l’indique en vainqueur … « Là, elle est à droite… » Dans une montée un peu raide, je me fais dépasser par un missile… je relance la mécanique avec peine cela saute de partout, lui tient la droite, moi la gauche, il envoie du gros le bougre. On dépasse une vingtaine de participants qui semble presque arrêté, l’allure est rapide, le compteur oscille entre 19 et 20km/h heureusement que l’on est à découvert, la lune éclaire bien la piste blanche. Puis vient la descente entre les arbres cela tourne à droite à gauche, et ça va vite pour une visibilité réduite à 2 mètres au delà de mon pneu ! Et là erreur…devant la pression exercée le vttiste fait un tout droit dans la rubalise qui barrait le chemin, j’en profite pour passer devant, dans ce sous bois où décidément je n’y vois rien du tout ! Faut avoir les neurones de déconnecter pour rouler à cette vitesse dans le noir, sans savoir si une pierre ou une souche va nous arrêter net au prochain mètre… Tout à coup un éclairage puissant vient me prêter main forte, mon ombre est projetée 5mètres devant moi, je m’aperçois que l’on est au milieu de buis qui nous recouvrent totalement formant une voûte au dessus de nous, je lâche un peu les freins et la sensation d’accélération est flagrante. En sortant de ce labyrinthe, je me retourne et discute avec ‘la centrale électrique’ qui me précède… ‘Ca pèse 4 Kg de plus sur mon VTT, j’ai une batterie sous le cadre, 2 sous la selle et une dans le sac à dos, j’ai fixé 2 lampes de 20 Watts sur le guidon, j’en ai 2 de 5 Watts sur le casque, l’autonomie est de 3h30 … ce sont des batteries de perceuses sans fil J ‘ Pour me montrer l’efficacité, il éteint tout, je me demande si mes diodes ont grillé, il fait nuit noir, pourtant en mettant la main devant moi, elles marchent bien… puis il branche les lampes de 5W ça va beaucoup mieux, puis les 20W … on se croirait au milieu du stade de France, cela doit porter au moins à 25 mètres… peut être plus ! Les 2 derniers kilomètres s’avalent tranquillement, heureux de cette superbe soirée et récompensé par une saucisse à l’arrivée… il est 23h45… Décidément l’équipe de la Garde d’Adhémar nous concocte des randonnées hors du commun, bravo et merci à eux. Il n’y a rien à redire au niveau du tracé, on ne cherche pas à nous faire passer par des endroits trop techniques, la signalétique était excellente… 110 participants contre 86 l’an dernier… Pour ceux qui n’ont jamais fait de randonnée nocturne, allez y les yeux fermées c’est fantastique… tant au niveau sensation du terrain qu’au niveau de l’ambiance… un must… Rebu 38 |
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Randos 2005 : vel'eau d'olle (isère)
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| Posté par rebu38 le 08/03/08 (194 lectures) |
Le vel'eau d'olle. Pas de photos et c'est bien dommage... Après ma petite mésaventure sur la nougalopett (voir le résumé de Rebu 38 sur mon Appareil Numérique), je pars ce dimanche matin, le sac plus léger qu'à l'habitude, à l'assaut de la vel'eau d'olle. Après avoir goûté le 45 km il y a 2 ans (bof, 30 de plat dans la plaine 5 de montée infernal, le reste sur une belle descente, j'exagère à peine), je me lance cette fois-ci sur le 65 km. Aller hop c'est parti, on jette le vtt au fond d'un petit camion (3 rangées de 10 VTT sur une double épaisseur, ça fait un joli magot !) et on grimpe dans le bus. Voilà comment on évite 700m de dénivelé positif. Parmi les 70 fous lancés dans cette aventure, on trouve un peu de tout et même quelques inconscients avec des touts rigides et une transmission défaillante (sont pas bien ces gars là pas possible, on va quand même rouler dans les massifs de l'Oisans et de Belledonne). Le départ de Villard Reculas nous fait zigzaguer entre les pistes à plus de 1500 d'altitude (souffle court). Malgré cette hauteur, le soleil dardille déjà, j'allège la tenue et repars de plus fort. Première mono trace de la journée à flanc de coteau (gamelle interdite sous peine de descendre 10m plus bas), ça commence pas mal du tout (même si ces petites montagnes russes mettent les jambes à rude épreuve). 1er ravito à Oz en oisans et c'est presque mieux que la nougalopett (qui avait déjà placé la barre haute), en plus des classiques, on trouve en effet des gâteaux et tartes maisons aux myrtilles du pays !! Mais on est pas là pour rigoler, il reste du chemin, et on repart plein gaz dans la direction de Vaujany en traversant sur des petites passerelles les quelques torrents rugissants (la fonte des neiges n'est pas encore finie et il reste de beaux espaces blancs au-dessus de nos têtes). Déjà le 2ème ravito, il y a un truc pas normal, renseignement pris auprès des charmantes hôtesses, je n'ai parcouru pour l'instant qu'une vingtaine de kilomètres (mais déjà 800 de positifs malgré le départ en altitude). Si je m'arrête tous les 10km pour refaire le plein d'énergie, je ne suis pas encore rendu ! Aller hop c'est parti à l'attaque sur une descente infernale. Vous connaissez tous les 21 virages de l'Alpes et bien là c'est presque pareil (somme toute ces stations appartiennent toutes au domaine des grandes rousses). Un peu moins de pente et de virages mais ça descend fort, surtout qu'en Vtt, la route on ne connaît pas trop et on trace tout droit. Chaque fois que l'on déboulle sur la route un signaleur sécurise la zone et je peux plonger de plus belle de l'autre côté. 5km, -600m, 20 min à faire parler la poudre tout en dérapage, les plaquettes chauffent, et je ne parle pas des pneus. Top ! Gros morceau de la journée, la remontée sur le Rivier. ça commence doucement avec une portion de route (ce qui n'est pas pour me déplaire, ça permet de dérouler un peu), puis vient une plongée (comment ça on descend, ah mais non là on devrait monter !) sur l'eau d'olle violent torrent alimenté par moult cascades. Longue, très très longues parties de montée ponctuées de descente qui donnent une vague impression de toujours repousser le but à atteindre. Heureusement, au 3/4 de la hauteur, nous attend un nouveau ravitaillement. Normalement après ces 10 bornes de grimpette, on devrait trouver comme récompense, une belle descente comme le pays sait les faire. Pourtant cela commence tranquillement par un sentier forestier noyé sous les feuilles au balisage incertain. Bon ok il n'y a pas beaucoup d'autres possibilités, mais parfois le doute s'installe car il faut plus deviner la trace que la voir. Après avoir circulé à flanc de coteau pendant un petit moment une flèche indicatrice donne le ton "DANGER", ça va filer droit dans la pente (et ça va se voir sur les chiffes, -350m sur moins de 2km). Enfin droit pas tout à fait quand même, les épingles s'enchaînent toutes plus resserrées les unes que les autres. Droit sur les freins, rien n'y fait je me rate à 2 reprises. Pas grave, le temps de reclipser et je continue ma plongée sans fin. Un petit tour côté lac artificielle du Verney (tiens y'a un petit vent de face - pas glop pour mes jambes fatiguées), un 4ème ravitaillement et on s'approche de la fin, (enfin il reste encore 200 de dénivelé positif à avaler), je reconnais la fin de parcours d'il y a 2 ans et déchante un peu, on va emprunter un bout de GR pas vraiment étudier pour être monter à Vtt... on rajoute un bout de route et enfin un goût de libération, j'attaque la dernière descente comme toujours en partie à flanc de coteau, il est donc toujours interdit de sortir de la piste sous peine de se retrouver en fâcheuse posture (et avec la fatigue accumulée, cela devient un vrai challenge). Près de 5 heures (pause ravitaillement compris) après avoir enfourché mon vtt, je franchis enfin la ligne d'arrivée, pas mécontent d'en finir. Sur place, les animations sont nombreuses avec initiation et jeux pour les petits, spectacle vtt trial par un gars qui maîtrise tant le vélo que l'animation, classique remise des challenges et énorme tombola. Médaille d'or rapport qualité prix (9€ / bus + 5 ravitos + t-shirt / 55km +1.900m -2.600m) mais à ne pas mettre entre toutes les jambes. Cric38 |
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